Le murmure d’une empreinte
curatée par Élise Anne LaPlante
Le murmure d’une empreinte est d’emblée une rencontre, en présence tangible et fantomatique, entre des corps et leurs fragilités, entre leurs poésies. S’y trament des pensées sur les charges, les plissures et la matérialité du sensible. Les traces visibles se dissolvent ainsi au profit de marques plus subtiles ou fuyantes. Les œuvres et les mots témoignent des empreintes qui nous forment, dans toute leur porosité et leurs gondolements.
Qu’est-ce qu’une matière peut contenir qu’une autre échappe? Qu’est-ce qui apparait chez l’une, mais qui se fond dans l’invisible chez une autre? Comment les rebonds se déposent-ils alors que le souvenir se camoufle; comment le temps s’écoulant se glisse-t-il dans l’entre-deux?
L’exposition et son opuscule sont le fruit d’une conversation entamée entre Caroline Mauxion, Céline Huyghebaert et Elise Anne LaPlante. Au sein de celle-ci se loge un désir d’estomper les lisières entre les rôles d’artiste, d’autrice et de commissaire : ponctué de traces émanant de cette rencontre, un corpus d’œuvres de Caroline est accompagné de leurs voix écrites qui se croisent et se tissent l’une dans l’autre.
The Whisper of an Imprint
curated by Élise Anne LaPlante
The whisper of a fingerprint is, from the very start, an encounter—both tangible and ghostly—between bodies and their fragilities, between their poetics. Within it, thoughts take shape about the burdens, the folds, and the materiality of the sensuous. Visible traces thus dissolve, giving way to more subtle or elusive marks. The works and words bear witness to the imprints that shape us, in all their porosity and undulations.
What can one material contain that another lacks? What appears in one but melts into the invisible in another? How do these ripples settle as memory camouflages itself; how does the passage of time slip into the in-between?
The exhibition and its accompanying booklet are the result of a conversation initiated by Caroline Mauxion, Céline Huyghebaert, and Elise Anne LaPlante. At the heart of this conversation lies a desire to blur the boundaries between the roles of artist, author, and curator: punctuated by traces emerging from this encounter, a body of Caroline’s works is accompanied by their written voices, which intersect and weave into one another.









