À VENIR

Pour l’art 2018, Exposition bénéfice au profit de la galerie B312, du 14 avril au 5 mai 2018

ENCAN

au profit Des Impatients à l’Atrium de l’Édifice Wilder – Espace Danse

Vernissage, jeudi 15 mars 2018 dès 17 h

Soirée de clôture, mercredi  28 mars 2018 dès 17 h 30

PRESSE

Invisibles corruptions, par Jérôme Delgado pour Le Devoir, 2 décembre 2017.

 EXPOSITION INDIVIDUELLE

Une enveloppe sans contours, à Optica, du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

« Voici la flaque, dit Rhoda, et je ne peux pas la franchir. J’entends la grande meule qui tourne à toute vitesse à moins d’un pouce de ma tête. L’air qu’elle déplace rugit sur mon visage. Toutes les formes de vie tangibles se sont évanouies pour moi. Si je ne tends pas les bras pour toucher quelque chose de dur, le vent m’emportera dans les couloirs de l’éternité pour toujours. Mais alors, qu’est-ce que je peux toucher? Quelle brique, quelle pierre? Et ainsi traverser en me traînant l’immense gouffre pour réintégrer mon corps saine et sauve? »Virginia Woolf, Les Vagues.

Plutôt qu’une pratique de l’image photographique, Caroline Mauxion précise que son travail consiste à pratiquer l’image photographique. Cette nuance est fondamentale, car elle réintègre dans la photographie la notion d’acte et insiste sur la performativité mais aussi la matérialité de l’image, pour laquelle les notions de contact et de déplacement sont primordiales. Les images de Mauxion s’envisagent ainsi comme autant d’essais sur les limites du visible et de l’invisible, de la transparence et de l’opacité, de l’abstraction et de la figuration, de l’ombre et de la lumière.

Le corpus présenté par Mauxion chez OPTICA s’inspire des conditions originelles de la photographie. Par le procédé photographique, qui imprime toute intensité de lumière sur une surface photosensible, des matériaux distincts deviennent proches parents. La plaque de verre fêlée et la flaque d’eau sont des géographies imaginées, des retours constants à l’écriture de Virginia Woolf. La description des espaces entre le tangible et l’intangible dans ses nouvelles et ses romans a guidé le processus créatif de l’artiste. Les œuvres présentées deviennent une réinterprétation d’images récurrentes dans l’écriture woolfienne, s’attardant à rendre visible derrière la « ouate de la vie quotidienne ».

Si Mauxion pratique la photographie, ajoutons également qu’elle l’installe. La plaque de verre, devenue support de l’image photographique, dépend de son installation dans l’espace pour révéler l’image ; au blanc du papier sur lequel viendrait habituellement s’imprimer la photographie se substitue le blanc du mur. Les images deviennent quasi-invisibles pour certaines et se lisent à plusieurs sens pour d’autres, invitant au déplacement du corps. Toutes se forment là où il y a contact.

Auteur : Daniel Fiset

Daniel Fiset est historien de l’art et éducateur. Il vit et travaille à Montréal.

Discussion publique entre Caroline Mauxion et Daniel Fiset à OPTICA le 22 novembre 2017 de 18h30 à 20h.

PRESSE

Un automne sous le signe éclaté de Caroline Mauxion, par Jérôme Delgado pour Le Devoir, 26 aôut 2017.

EXPOSITION COLLECTIVE

du 6 juillet 2017 jusqu’au 7 septembre 2017.

Écologies/Ecologies avec Julie Roch-Cuerrier, Caroline Mauxion et Jessica Slipp à l’espace AVE à Montréal

Commissaires Marie-Charlotte Carrier et Joséphine Rivard.

Les Interludes II, 2016

EXPOSITION COLLECTIVE

du 27 mai au 1er juin 2017

Chromatic au Studio L’Éloi, Commissaire Hugo Dufour.

EXPOSITION COLLECTIVE

du 28 avril au 4 juinRegart, centre d’artistes en art actuel présente Cas d’absencedeuxième exposition collective de la programmation 2016-2017. Les artistes Simon Belleau, Claire Burelli et Caroline Mauxion offrent trois propositions sculpturales et photographiques où le silence occupe une place centrale tout en étant singulièrement différentes. Cas d’absence est une exposition au pluriel. Elle présente la pluralité des absences et fait cohabiter leurs silences  dans l’évocation de ces “cas” où le vide et le non-visible semblent trouver un terrain propice au regard. Les trois artistes offrent un positionnement, une approche poétique des gestes subtils, une invitation à aller au-delà de l’accessible. Simon Belleau nous entraîne dans une installation où les objets quotidiens et étranges sont mis en place pour témoigner du vide entre eux. Avec une touche d’humour, Claire Burelli nous amène à mettre en relation la matière classique de la sculpture avec la vacuité de la technologie moderne. Au coeur de la série photo et de l’installation présentées par Caroline Mauxion, la mise en abîme photographique rencontre la matérialité de la lumière.